Créer Mon Contrat

Charte de télétravail : modèle à remplir en ligne

Moins de 2 minutes Sans compte PDF + Word

Étape 1 / 5 · L'entreprise

Sans compte

L'entreprise

La charte est élaborée par l'employeur après avis du CSE, à défaut d'accord collectif (art. L.1222-9).

Le Charte télétravail en pratique

Le télétravail désigne toute forme d'organisation dans laquelle un travail qui aurait pu être exécuté dans les locaux de l'employeur est effectué hors de ces locaux, de façon volontaire, grâce aux outils numériques (art. L.1222-9 du Code du travail). Depuis 2017, il repose sur un accord collectif ou, à défaut, sur une charte élaborée par l'employeur après avis du CSE. Sans accord ni charte, employeur et salarié peuvent convenir du télétravail par tout moyen, mais le cadre collectif reste le plus sûr.

Ce que la charte doit obligatoirement prévoir

L'art. L.1222-9 II liste les rubriques : les conditions de passage en télétravail, notamment en cas d'épisode de pollution, et les conditions de retour à une exécution sans télétravail ; les modalités d'acceptation par le salarié ; les modalités de contrôle du temps de travail ou de régulation de la charge ; les plages horaires pendant lesquelles le salarié peut être contacté ; les modalités d'accès des travailleurs handicapés, des salariées enceintes et des salariés aidants à une organisation en télétravail. Une charte incomplète ne fait pas obstacle au télétravail, mais elle prive l'employeur d'un cadre opposable.

Volontariat, refus et réversibilité

Le télétravail est volontaire dans les deux sens. Le salarié qui refuse un poste en télétravail ne commet pas de faute et ce refus ne peut motiver une rupture (art. L.1222-9 III). L'employeur qui refuse le télétravail à un salarié occupant un poste éligible selon la charte doit motiver sa réponse. La seule exception est l'art. L.1222-11 : en cas de circonstances exceptionnelles, comme une épidémie ou une menace, le télétravail peut être imposé comme aménagement du poste. La charte organise la réversibilité : période d'adaptation, délai de prévenance pour revenir sur site, priorité du télétravailleur pour reprendre un poste sans télétravail (art. L.1222-10).

Droits du télétravailleur

Le télétravailleur a les mêmes droits que les salariés sur site : rémunération, titres-restaurant, formation, représentation (art. L.1222-9 III). L'accident survenu sur le lieu et pendant les heures de télétravail est présumé accident du travail. L'employeur l'informe des restrictions d'usage des équipements et organise chaque année un entretien sur ses conditions d'activité et sa charge de travail (art. L.1222-10). Le droit à la déconnexion (art. L.2242-17) doit être décliné concrètement : plages de joignabilité, pas de mails attendus hors horaires, procédure en cas de surcharge. Les outils de contrôle doivent rester proportionnés et déclarés au CSE ; une surveillance permanente par webcam est exclue selon la CNIL.

Frais, matériel et sécurité

Les frais engagés pour les besoins de l'activité sont supportés par l'employeur. La charte précise ce qui est fourni (ordinateur, téléphone, siège) et ce qui est remboursé. Une allocation forfaitaire est exonérée de cotisations dans les limites du barème URSSAF, réévalué chaque année, de l'ordre de 2,70 € par jour de télétravail avec un plafond mensuel ; un accord collectif permet un forfait un peu plus élevé. Au-delà, le remboursement se fait sur justificatifs. La charte fixe aussi les règles de protection des données, l'usage personnel des équipements, l'assurance habitation et la conformité électrique du poste.

Erreurs fréquentes

Adopter la charte sans avis préalable du CSE quand il existe. Imposer un retour sur site du jour au lendemain sans délai de prévenance prévu. Omettre les plages de joignabilité, ce qui rend impossible tout reproche d'injoignabilité. Refuser le télétravail à un salarié éligible sans réponse motivée. Supprimer les titres-restaurant des jours télétravaillés. Contrôler le temps de travail par des captures d'écran automatiques ou une webcam permanente. Ne rien prévoir pour les femmes enceintes, les aidants et les travailleurs handicapés, alors que ces rubriques sont obligatoires.

Exemple concret

Une entreprise de 80 salariés adopte une charte prévoyant jusqu'à 2 jours de télétravail par semaine pour les postes éligibles, après 3 mois d'ancienneté, avec plages de joignabilité de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h, et un délai de prévenance de 15 jours pour toute modification des jours. Elle fournit l'ordinateur et verse une allocation forfaitaire de 10,70 € par mois et par jour hebdomadaire de télétravail, soit 21,40 € par mois pour deux jours, dans la limite du barème URSSAF de l'année. Un salarié qui glisse dans son bureau à domicile à 15 h un mardi télétravaillé bénéficie de la présomption d'accident du travail.

Le générateur construit la charte à partir de vos choix (jours, éligibilité, joignabilité, matériel, frais) et ajoute les rubriques exigées par l'art. L.1222-9, avec le formulaire d'acceptation individuelle.

Questions fréquentes

Non. L'art. L.1222-9 du Code du travail prévoit trois cadres : un accord collectif, une charte élaborée par l'employeur après avis du CSE, ou, à défaut, un simple accord entre l'employeur et le salarié formalisé par tout moyen, courriel compris. La charte n'est donc pas imposée, mais elle devient nécessaire dès que le télétravail concerne plusieurs salariés : elle fixe des règles identiques pour tous, rend opposables les plages de joignabilité et les conditions de retour sur site, et sécurise le refus motivé d'une demande.