Créer Mon Contrat

Contrat d'apporteur d'affaires : modèle à remplir en ligne

Moins de 2 minutes Sans compte PDF + Word

Étape 1 / 5 · L'entreprise

Sans compte

L'entreprise

Celle qui vend ses produits ou services et versera la commission.

Le Apporteur d'affaires en pratique

L'apporteur d'affaires est une personne, physique ou morale, qui met en relation une entreprise avec des clients potentiels et perçoit une commission lorsque l'affaire se conclut. Le schéma est simple et répandu : consultant qui recommande un prestataire, ancien salarié qui active son réseau, société qui oriente ses propres clients vers un partenaire. Sa fragilité tient à l'absence de statut légal : tout repose sur le contrat.

Un contrat sans texte spécial

Aucune loi ne définit l'apporteur d'affaires. Le contrat est dit innommé et relève du droit commun des contrats : liberté contractuelle (art. 1102 du Code civil), force obligatoire (art. 1103), bonne foi (art. 1104). C'est un contrat d'entreprise, pas un mandat : l'apporteur n'a pas le pouvoir de représenter l'entreprise, de négocier les conditions ni de signer. Cette limite est la clé de sa qualification et doit être écrite noir sur blanc.

Ne pas glisser vers l'agent commercial ou le salariat

Si l'apporteur est chargé de façon permanente de négocier et, éventuellement, de conclure des contrats au nom de l'entreprise, il relève du statut d'agent commercial (art. L.134-1 du Code de commerce), quelle que soit l'appellation du contrat. L'entreprise lui devrait alors une indemnité de fin de contrat, généralement évaluée à deux années de commissions (art. L.134-12), et un préavis légal. Si l'apporteur reçoit des instructions précises, des objectifs contrôlés, des horaires ou un matériel fourni, le contrat peut être requalifié en contrat de travail avec rappel de cotisations et indemnités. Le contrat doit donc affirmer l'indépendance de l'apporteur et se limiter à la mise en relation.

La commission : ce qu'il faut écrire

Le cœur du contrat. Fixez le taux (un pourcentage du chiffre d'affaires HT ou un forfait par affaire), l'assiette (montant facturé ou montant encaissé, première commande ou toutes les commandes pendant une durée définie), le fait générateur (signature du contrat, paiement par le client) et le délai de paiement après facture. Entre professionnels, ce délai ne peut dépasser 60 jours à compter de la facture, ou 45 jours fin de mois (art. L.441-10 du Code de commerce) ; tout retard ouvre droit aux pénalités prévues et à l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € (art. D.441-5). Prévoyez aussi le sort de la commission si le client se rétracte ou ne paie pas, et la remise d'un relevé périodique des affaires conclues.

Exclusivité, territoire et durée

L'apporteur peut être exclusif sur un territoire ou une clientèle, ou simple apporteur non exclusif parmi d'autres. L'entreprise peut, à l'inverse, lui interdire d'apporter des affaires à des concurrents pendant le contrat. Le contrat est conclu pour une durée déterminée ou indéterminée avec un préavis de résiliation ; s'il s'inscrit dans une relation commerciale établie, une rupture sans préavis suffisant peut être sanctionnée sur le fondement de l'art. L.442-1, II du Code de commerce. Précisez enfin la durée pendant laquelle les commissions restent dues sur les clients apportés après la fin du contrat.

Secteurs réglementés

Certaines activités d'intermédiation sont réservées à des professionnels habilités : l'entremise en matière de vente ou de location d'immeubles relève de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 (carte professionnelle), la distribution d'assurances et de crédits d'une immatriculation à l'ORIAS. Dans ces domaines, l'apporteur doit se limiter à une simple indication de contact, sans conseil ni entremise, sous peine d'exercice illégal.

Le générateur vous demande la nature de l'activité, le mode de calcul de la commission, l'exclusivité et la durée, puis rédige un contrat complet en douze articles, avec les clauses d'indépendance qui protègent les deux parties.

Questions fréquentes

L'apporteur d'affaires se contente de mettre en relation : il signale un prospect, éventuellement organise un rendez-vous, puis l'entreprise négocie et conclut elle-même. L'agent commercial est un mandataire chargé de façon permanente de négocier et, éventuellement, de conclure des contrats au nom de l'entreprise (art. L.134-1 du Code de commerce). Ce statut est d'ordre public : il donne droit à un préavis légal et à une indemnité de fin de contrat, en général deux ans de commissions. Si votre apporteur négocie les prix ou les conditions, le juge le requalifiera en agent commercial.